Ton père t'a abandonné. Et maintenant ?
J'ai perdu mon père à 9 ans. Pas par la mort — par l'absence. Et cette absence a creusé un vide que j'ai passé des années à combler avec les mauvaises choses.
Si tu grandis sans père, tu cherches la validation partout. Chez les amis. Dans le travail. Dans les relations. Tu construis une armure pour cacher la blessure. Tu deviens « fort » — parce que tu n'as pas eu le choix.
Mais aucun substitut ne remplit ce vide. Ni l'argent. Ni le succès. Ni même un mentor — aussi bon soit-il.
La guérison commence quand tu nommes la blessure. Pas quand tu la caches. Quand tu dis à voix haute : « Mon père m'a abandonné. Et ça m'a détruit. » Ce n'est pas de la faiblesse — c'est le premier pas vers la liberté.
Dieu est le père des orphelins. Il ne remplace pas ce qui manque — Il comble ce que personne d'autre ne peut combler.
— Dominique SOMABEY
