Le masque que tu portes le dimanche
Sourire à l'église. Lever les mains pendant la louange. Dire amen au bon moment. Et rentrer chez toi dans le silence.
Combien de dimanches as-tu joué ce rôle ? Combien de fois as-tu répondu « ça va, merci, Dieu est bon » alors que tout s'effondrait ?
Le masque protège — pendant un temps. Il protège des questions. Des jugements. Des « je vais prier pour toi » qui sonnent creux. Puis il étouffe. Il t'enferme dans un personnage que tu n'es pas. Il te coupe de l'aide dont tu as désespérément besoin.
Dieu ne cherche pas ta performance. Il ne veut pas ton sourire du dimanche. Il cherche ta vérité. Tes larmes. Tes doutes. Ta colère même. Parce qu'il préfère ta vérité fragile à ton mensonge impeccable.
Le jour où tu enlèves le masque — devant Dieu, puis devant un frère ou une sœur de confiance — c'est le jour où la guérison commence.
— Dominique SOMABEY

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