Licenciement : recommencer après la chute
Tu as tout donné à ce poste. À cette entreprise. À ce projet.
Et un matin — ou un coup de téléphone, ou un email froid — c'est terminé. Ce que tu construisais depuis des mois ou des années ne t'appartient plus.
Le licenciement fait plusieurs choses en même temps. Il enlève le salaire. Il enlève l'identité professionnelle. Et il pose une question que personne n'ose formuler à voix haute : est-ce que j'étais vraiment à ma place ?
Deutéronome 8:18 (Darby) : "C'est l'Éternel ton Dieu qui te donne la force de faire des richesses."
Pas : il te donne les richesses. Il te donne la force de les faire. Cette force — cette capacité créatrice — ne disparaît pas avec un licenciement. Elle ne dépend pas d'un contrat. Elle est en toi.
J'ai traversé des périodes de vide professionnel. Des moments où je me demandais si j'avais eu tort de tout quitter pour entreprendre. Le corps lâche avant l'esprit dans ces moments-là. Ce n'est pas du doute. C'est de l'épuisement.
Ce que j'ai appris : une porte fermée n'est pas la fin du chemin. C'est souvent le début du bon chemin. Parce que la porte qu'on cherche à maintenir ouverte de force nous empêche parfois de voir celle qui s'est entrouverte juste à côté.
Recommencer n'est pas reculer. C'est refuser de laisser une circonstance décider de ta destinée.
La question n'est pas : où en étais-je avant ? La question est : où est-ce que je veux être dans trois ans ?

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