Le jour où j'ai voulu tout quitter
Il y a un jour — dans beaucoup de mariages — où l'envie de partir n'est plus une pensée fugace. C'est une certitude. Froide. Calme. Presque logique.
Ce jour arrive souvent non pas dans la colère, mais dans l'épuisement. Quand on a tout essayé — ou qu'on croit avoir tout essayé. Quand les prières semblent rebondir sur le plafond. Quand les conseillers n'ont plus rien à dire.
C'est le jour le plus dangereux. Pas à cause de la douleur. Mais à cause du calme. Parce que les décisions prises dans le calme de l'épuisement semblent raisonnables — alors qu'elles sont désespérées.
Si tu es arrivé à ce jour-là — ce n'est pas la fin. C'est le tournant. Le moment le plus douloureux est souvent le plus proche de la percée.
— Dominique SOMABEY
