Isolement : sortir du silence avant qu'il te dévore
Tu peux être entouré(e) et te sentir totalement seul(e).
C'est l'une des formes de solitude les plus difficiles à nommer. Parce que de l'extérieur, tout semble normal. Tu as des amis. De la famille. Peut-être un conjoint. Et pourtant, le soir, quand tout le monde est parti — ou même quand ils sont encore là — il y a ce vide.
L'isolement intérieur ne se voit pas. Il ne crie pas. Il s'installe doucement. Il te convainc que tu es différent(e) des autres. Que personne ne peut vraiment comprendre. Que tu ferais mieux de garder ça pour toi.
C'est un mensonge.
Psaume 68:6 (Darby) : "Dieu fait demeurer les solitaires en famille."
Pas en assemblée. En famille. Ce mot-là change tout. Une famille, c'est des gens qui connaissent ton vrai nom. Qui restent quand c'est difficile. Qui ne disparaissent pas quand tu montres tes failles.
Ce Psaume décrit un Dieu qui voit ceux que les autres ne voient pas. Ceux qui sont dans les marges. Ceux qui n'ont pas trouvé leur place.
Sortir de l'isolement ne commence pas par trouver la bonne communauté. Ça commence par décider d'arrêter de te cacher. De nommer ce que tu vis — à toi-même d'abord, puis à quelqu'un de confiance.
Tu n'es pas condamné(e) à traverser ça seul(e). Même si depuis longtemps, c'est la seule façon que tu connaisses.

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