Femme, tu portes trop
Tu fais tourner la maison.
Tu élèves les enfants. Tu ramènes le salaire ou tu gères l'argent qui rentre. Tu règles les problèmes. Tu anticipes les besoins. Et quand quelqu'un te demande comment tu vas, tu dis "ça va" — parce que tu n'as pas le temps d'expliquer, et parce que tu ne sais plus vraiment comment ça va.
Il y a quelque chose de particulièrement invisible dans ce que tu portes. Les gens voient ce que tu fais. Ils ne voient pas ce que ça te coûte.
Et lui — qu'il soit absent ou présent mais absent — ne semble pas voir non plus.
Galates 6:9 (Darby) : "Ne nous lassons pas de faire le bien, car nous moissonnerons au temps convenable, si nous ne nous relâchons pas."
Ce verset ne dit pas : continue à tout porter seule. Il dit : ne te relâche pas. La différence est importante. Il ne valide pas l'épuisement. Il appelle à la persévérance — pas à la souffrance silencieuse.
Tu as le droit d'être fatiguée. Tu as le droit de dire que ça ne va pas. Tu as le droit de poser certaines choses.
Poser ce que tu portes n'est pas abandonner. C'est reconnaître que tu n'as jamais été faite pour tout tenir seule.
La force d'une femme n'est pas dans sa capacité à tout endurer sans se plaindre. Elle est dans sa capacité à discerner ce qui lui appartient — et à lâcher ce qui ne lui appartient pas.
— Henriette SOMABEY

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