Semaine 1Nommer la solitude

Décide. Maintenant.

« Lève-toi, prends ton grabat, et marche. »

Jean 5:8

Mot du jour

Le paralytique de Béthesda. 38 ans allongé. 38 ans à attendre que quelqu'un le pousse dans l'eau. 38 ans à réciter la même excuse : « Je n'ai personne. » Jésus ne lui a pas dit : « Je comprends ta situation. » Il ne lui a pas dit : « Attends encore un peu, ça va s'arranger. » Il lui a dit trois mots : « Lève-toi et marche. » L'ordre a précédé la capacité. Le paralytique n'avait pas retrouvé l'usage de ses jambes avant d'entendre. Il a trouvé la force en obéissant. La force ne précède jamais la décision. Elle l'accompagne. Elle la suit. Jamais elle ne la précède. Tu attends d'avoir la force pour sortir de ta solitude ? Tu attends de te sentir prêt pour appeler quelqu'un, pour rejoindre un groupe, pour ouvrir ta porte ? Tu attendras longtemps. Parce que la force vient avec le mouvement — jamais avant. L'indécision est une protection. Tant que tu n'as pas décidé, tu ne peux pas échouer. Mais tant que tu n'as pas décidé — tu ne peux pas vivre non plus. Décide. Avec ce que tu as. Là où tu es. Maintenant.

Question de réflexion

Quelle excuse as-tu récitée le plus longtemps pour justifier ton isolement ? « Je n'ai personne » ? « Personne ne comprendrait » ? « C'est trop tard » ? Nomme-la.

Exercice pratique

Fais un geste concret aujourd'hui. Un seul. Appelle quelqu'un que tu n'as pas appelé depuis longtemps. Envoie un message à une personne que tu as évitée. Sors de chez toi pour aller quelque part où il y a des gens — même si tu ne parles à personne. Le mouvement d'abord. Le sentiment suivra.

Prière

Seigneur Jésus, toi qui as dit « Lève-toi » à un homme couché depuis 38 ans — dis-le-moi aussi. Je suis fatigué d'attendre que la force vienne. Je suis fatigué de réciter mes excuses. Alors je me lève. Pas parce que je suis prêt. Parce que tu l'as dit. Amen.

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