Semaine 1 — Nommer la solitude
Le garçon qui a appris à se faire petit
« Avant que je t'eusse formé dans le ventre de ta mère, je te connaissais ; avant que tu fusses sorti de son sein, je t'avais sanctifié. »
— Jérémie 1:5
Mot du jour
Certains d'entre nous n'ont pas choisi la solitude. Ils l'ont apprise. Très tôt. Un enfant qui grandit dans un foyer où sa présence dérange finit par croire que c'est normal de ne pas prendre de place. Il s'assoit au fond de la classe. Il ne lève pas la main — même quand il connaît la réponse. Il ne s'impose jamais dans un groupe. Il préfère sa solitude. Ce n'est pas de l'introversion. C'est une blessure qui a pris la forme d'une habitude. « Ma naissance avait été un problème. Ma simple existence avait été un souci. Alors j'avais appris à me faire petit. À ne pas prendre de place. À ne pas déranger. Et cette leçon d'enfance était devenue ma façon d'être dans la vie. » Dieu dit à Jérémie : « Avant que je t'eusse formé, je te connaissais. » Avant ta naissance. Avant le rejet. Avant les moqueries. Avant la solitude. Tu étais connu. Tu étais voulu. Tu étais sanctifié. La solitude que tu portes aujourd'hui — est-ce un choix ? Ou une vieille leçon que tu n'as jamais désapprise ?
Question de réflexion
Quand as-tu appris à te faire petit ? Quel moment précis de ton enfance t'a enseigné que ta présence dérangeait ?
Exercice pratique
Écris une lettre à l'enfant que tu étais. Trois phrases suffisent. Dis-lui ce que personne ne lui a dit à l'époque. Commence par : « Tu n'étais pas de trop. »
Prière
Père, tu m'as connu avant que le monde me connaisse. Tu m'as voulu avant que quiconque me rejette. Cette solitude que je porte depuis l'enfance — elle n'est pas ta volonté pour moi. Aide-moi à désapprendre ce que la douleur m'a enseigné. Amen.