Semaine 1Nommer la blessure

La prison de la colère

« Car si vous pardonnez aux hommes leurs fautes, votre Père céleste vous pardonnera aussi. »

Matthieu 6:14

Mot du jour

La colère contre mon père a duré 36 ans.

Je ne me levais pas chaque matin en pensant à lui. Mais il était là — dans ma façon de réagir aux injustices, dans ma méfiance envers les figures d'autorité, dans une certaine dureté que je cultivais sans la nommer.

La colère que tu portes contre ton père ne le punit pas. Il ne la sent même pas. C'est toi qu'elle consume.

Une image que j'utilise souvent : quand quelqu'un nous blesse profondément, il nous enferme dans une prison. Mais la personne qui nous a enfermé n'a pas la clé. Nous l'avons. La clé, c'est le pardon.

Tant que tu gardes la colère, tu restes dans cette prison. Seul. Pendant que lui — s'il est encore vivant — continue de vivre.

La colère ne punissait pas mon père. Elle me punissait moi.

Question de réflexion

Sur une échelle de 1 à 10, à quel point la colère contre ton père est encore présente dans ta vie ? Et dans quels domaines se manifeste-t-elle le plus ?

Exercice pratique

Écris une liste de tout ce que la colère envers ton père t'a coûté — une relation ratée, une opportunité manquée, une distance avec tes propres enfants. Regarde le vrai prix de cette prison.

Prière

Seigneur, je reconnais que cette colère me coûte plus qu'elle ne coûte à mon père. Je ne suis pas encore prêt à pardonner complètement. Mais je suis prêt à commencer. Aide-moi. Amen.

En parler avec l'assistant