Semaine 2 — Comprendre et pardonner
Le jour où j'ai dit Papa, je te pardonne
« Afin que ma gloire te chante, et ne soit pas réduite au silence. Éternel, mon Dieu, je te célébrerai à jamais. »
— Psaume 30:12
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Le pardon est arrivé un matin ordinaire. Pas dans une église. Pas lors d'un séminaire. Devant ma salle de bain à Lomé, à 45 ans.
Je n'avais pas planifié ce moment. Il n'y avait pas de musique de fond, pas de lumière spéciale. Juste moi, mon miroir, et 36 ans de colère qui cherchaient une sortie.
J'ai dit les mots à voix haute. 'Papa, je te pardonne.' Il était mort depuis des décennies. Il n'a pas entendu. Mais moi, j'ai entendu.
Et quelque chose s'est déplacé.
Ce n'est pas un sentiment d'euphorie qui m'a envahi. C'est plutôt comme poser un sac à dos lourd qu'on a porté si longtemps qu'on ne se souvient plus du poids.
Dans l'épilogue de mon livre, j'écris : 'J'ai ouvert la cage. J'ai laissé partir le colibri. Il s'envole vers toi, là où tu es. Il porte mon pardon. Il porte ma paix.'
Question de réflexion
Imagine que tu prononces ces mots à ton père. Qu'est-ce qui se déplacerait en toi ?
Exercice pratique
Trouve un endroit seul. Dis à voix haute, adressé à ton père : 'Ce que tu m'as fait m'a blessé. Mais aujourd'hui je choisis de ne plus laisser cette blessure décider pour moi.' Si le pardon complet n'est pas encore possible — dis juste cette phrase. C'est déjà un pas.
Prière
Seigneur, donne-moi ce matin ordinaire dont j'ai besoin. Pas forcément aujourd'hui. Mais prépare-moi pour ce moment. Amen.