Semaine 2 — Comprendre et pardonner
Le pardon pour moi, pas pour lui
« Je ne te dis pas jusqu'à sept fois, mais jusqu'à soixante-dix fois sept fois. »
— Matthieu 18:22
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Pardonner à mon père, c'était avant tout me pardonner à moi-même.
Me pardonner d'avoir eu ce soulagement à sa mort. Me pardonner de ne pas l'avoir cherché plus tôt. Me pardonner d'avoir parfois agi comme lui sans m'en rendre compte.
Le pardon n'est pas pour celui qui nous a blessé. C'est pour nous-même.
On ne pardonne pas parce que l'autre le mérite. On pardonne parce que nous méritons la paix.
Soixante-dix fois sept fois — ce n'est pas un calcul. C'est une description de la profondeur nécessaire du pardon. Pour les blessures profondes, il faudra peut-être revenir à cette décision plusieurs fois. C'est normal. Ça ne veut pas dire que le pardon n'a pas eu lieu. Ça veut dire que la blessure était profonde.
Question de réflexion
De quoi aurais-tu besoin de te pardonner à toi-même, en lien avec ton père ?
Exercice pratique
Écris une lettre à toi-même — à l'enfant que tu étais quand ton père était absent. Dis-lui ce qu'il avait besoin d'entendre à l'époque.
Prière
Seigneur, je me pardonne d'avoir porté ça si longtemps. Je me pardonne d'avoir parfois reproduit ce que je haïssais. Aide-moi à me voir avec les mêmes yeux que tu me vois. Amen.