Semaine 1 — Nommer la blessure
La blessure qu'on ne nomme pas
« Si mon père et ma mère m'abandonnent, l'Éternel me recueillera. »
— Psaume 27:10
Mot du jour
Il y a des douleurs qu'on n'ose pas nommer.
Parce que nommer c'est admettre. Et admettre c'est se retrouver face à quelque chose qu'on a passé des années à éviter.
Mon père est mort à Agombio quand j'avais 9 ans. Il avait demandé l'avortement quand ma mère était enceinte. J'ai grandi avec ce manque sans jamais lui donner de nom. Et ce manque silencieux a gouverné des décisions, des relations, des peurs — pendant 36 ans.
Six types de pères absents : celui qui est mort trop tôt. Celui qui est parti sans explication. Celui qui était là physiquement — mais jamais vraiment présent. Celui qui faisait peur. Celui qu'on n'a jamais connu. Et celui qu'on a rejeté parce qu'il faisait trop mal.
Chaque absence laisse une empreinte différente. Mais la blessure, elle, a le même nom : le manque.
Aujourd'hui, tu vas juste nommer. Pas réparer. Pas pardonner encore. Nommer.
Question de réflexion
Dans laquelle des 6 catégories se trouve ton père ? Et quelle a été ta plus grande douleur liée à cette absence ?
Exercice pratique
Prends une feuille. Écris à ton père — même s'il est mort, même si tu ne l'as jamais rencontré. Commence par : 'Ce que tu m'as fait, c'est...' Écris sans censure. Personne ne lira ce papier sauf toi et Dieu.
Prière
Seigneur, tu as vu ce que j'ai vécu. Tu as vu ce que je n'ai pas reçu. Aujourd'hui je ne te demande pas encore de tout changer. Je te demande juste la force de nommer la vérité. Tu recueillis ceux que leurs parents abandonnent. Recueille-moi là où j'en suis. Amen.